Selon le code du patrimoine (ordonnance du 20 février 2004 relative à la partie législative du code du patrimoine), et le décret n°2007-487 du 30 mars 2007 :
Peuvent être classés parmi les monuments historiques les immeubles dont « la conservation présente d’un point de vue de l’histoire ou de l’art un intérêt public ».
Peuvent être inscrits au titre des monuments historiques les immeubles qui « présentent un intérêt d’histoire ou d’art suffisant pour en rendre désirable la préservation ».
Pour qu’un édifice soit protégé au titre des monuments historiques, une procédure particulière doit être mise en œuvre. Une fois protégé, il est soumis à des obligations et peut prétendre à des avantages fiscaux et financiers.
D’une manière générale, les demandes de protection ne doivent porter que sur des immeubles présentant un intérêt suffisant du point de vue de l’histoire de l’art, de la science ou de la technique.
I - LA PROCÉDURE DE PROTECTION
1– Constitution d’un pré-dossier
Pour chaque édifice susceptible de recevoir une protection au titre des monuments historiques, le pétitionnaire doit, avec sa lettre manuscrite de demande de protection adressée au Conservateur régional des monuments historiques, qui dirige la Conservation régionale des monuments historiques (service déconcentré chargé des monuments historiques localisé à la Direction régionale des affaires culturelles), fournir un pré-dossier comportant les éléments essentiels :
2– Constitution du dossier de recensement
En premier lieu, ce pré-dossier sera examiné par la délégation permanente de la Commission régionale du patrimoine et des sites qui pourra statuer de 3 manières différentes : validation de l’intérêt du dossier, rejet définitif ou ajournement pour insuffisance de pièces.
Après acceptation du dossier par la délégation permanente de la Commission régionale du patrimoine et des sites (C.R.P.S.), un « dossier de recensement » complet est établi par la Direction régionale des affaires culturelles, en collaboration avec les propriétaires et le Service départemental de l’architecture et du patrimoine (S.D.A.P.). Pour ce faire, le chargé d’études documentaires de la Conservation régionale des monuments historiques se rendra sur place pour étudier l’édifice dans son entité, prendre des notes et des photographies complémentaires. Cette documentation, ajoutée aux documents fournis par le pétitionnaire, est complétée par des recherches en archives. Elle permettra au chargé d’études documentaires de rédiger le dossier de recensement, qui précisera, en outre, des éléments tels que l’état de conservation, l’utilisation actuelle des locaux et le devenir de l’immeuble.
L’aide fournie par les propriétaires, dans le cadre de l’élaboration du dossier documentaire du chargé d’études documentaires, est essentielle étant donné le nombre important des demandes de protection.
3– Une fois le dossier constitué, différents avis doivent être règlementairement recueillis :
4– La déconcentration de la procédure impose de recueillir l’avis de la C.R.P.S.
La Commission régionale du patrimoine et des sites (C.R.P.S.) examine les dossiers que le Préfet lui soumet.
Elle peut proposer quatre types de mesures :
5– Dans le cas d’une proposition de classement, la C.N.M.H. peut :
6– Un projet d’arrêté, rédigé par la Direction des affaires culturelles - océan Indien, est ensuite signé :
7– L’arrêté est ensuite :
II – CONSÉQUENCES DES MESURES DE PROTECTION DES MONUMENTS HISTORIQUES
De façon générale, la restauration d’un monument sera facilitée si celui-ci est classé ou inscrit au titre des monuments historiques. Ces mesures de protection ont des conséquences multiples. Certaines peuvent apparaitre comme des contraintes pour les propriétaires. D’autres constituent des mesures financières ou fiscales d’encouragement.
Le classement et l’inscription au titre des monuments historiques peuvent affecter soit la totalité de l’immeuble, soit seulement certaines parties des bâtiments.
le classement
Du classement découle des conséquences juridiques et des avantages fiscaux et financiers.
Les trois principales conséquences juridiques :
Des avantages :
En contrepartie des contraintes juridiques qu’entraîne le classement d’un immeuble, des avantages existent :
l’inscription
L’inscription d’un immeuble au titre des monuments historiques vise également à la conservation de l’édifice.
Les conséquences juridiques :
Concernant les éventuels travaux d’entretien ou de restauration, le propriétaire d’un édifice inscrit peut, sans préjudice d’une éventuelle aide financière de l’État, faire appel à l’architecte de son choix, ce dernier toutefois devant être compétent en matière de réhabilitation de bâti ancien. Remarque : quel que soit le choix de l’architecte, le dossier d’autorisation de travaux devra respecter les modalités administratives réglementaires pour l’autorisation de travaux (cf. les informations pratiques du site du ministère de la culture dans la rubrique « formulaires » de la Direction de l’architecture et du patrimoine).
Quant aux avantages, ils restent les mêmes que ceux énumérés pour les immeubles classés : déductions fiscales, protection des abords, visites…
En revanche, la participation financière de l’État est plus modeste. Le schéma en annexe indique, pour chaque cas, le service compétent et l’autorité décisionnelle.
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Renseignements complémentaires :
Direction des affaires culturelles - océan Indien
23, rue Labourdonnais - BP 224
97464 Saint-Denis cedex
téléphone : +262 (0)2 62 21 91 71
télécopie : +262 (0)2 62 41 61 93
Mél. : la-reunion@culture.gouv.fr
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